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Le diagnostic de la maladie d’Alzheimer est relativement facile, du moins pour des médecins spécialistes experts, lorsque le patient se trouve déjà au stade du handicap, c’est-à-dire lorsqu’il a déjà des difficultés à effectuer les activités de tous les jours. Ces dernières années, des progrès ont été fait dans la reconnaissance de la maladie et donc dans son diagnostic, même quand le patient se trouve encore à un stade caractérisé par de légers troubles de la mémoire. Cependant, nous ne sommes pas encore en mesure de diagnostiquer la maladie d’Alzheimer quand la personne ne présente encore aucun trouble cognitif ou de la mémoire.  

Les examens qui permettent de diagnostiquer la maladie

Les examens qui permettent de diagnostiquer la maladie au stade des légers oublis vont rechercher, comme nous l’indique Jean-Jacques Perrut, ce qu’on appelle les marqueurs de maladie qui sont les signes qui accompagnent l’accumulation de béta-amyloïde dans le cerveau. Ces signes sont l’atrophie cérébrale dans certaines zones du cerveau, c’est-à-dire la perte de tissus, de neurones que l’on relève avec une résonance magnétique à haute résolution (MRI HD). Cet instrument permet de mesurer le volume d’une structure spécifique du cerveau concernée par la mémoire nommée hippocampe et d’estimer si elle est saine ou endommagée.

Le deuxième examen consiste à procéder à une tomographie par émission de positons (PET) qui permet d’étudier le fonctionnement du cerveau. Elle permet donc de voir si le tissus cérébral observé par la résonance magnétique est en mesure de fonctionner, s’il est capable d’utiliser le sucre, le carburant du cerveau. Une faible dose de glucose avec un faible marquage radioactif est administrée au patient. Il devrait être absorbé par le cerveau comme s’il s’agissait de glucose normal. Les zones du cerveau l’ayant absorbées apparaissent en rouge dans la PET, synonyme de forte consommation, alors que celles qui ne l’ont pas absorbé apparaissent en vert ou en bleu.

La troisième méthode consiste à prélever par ponction lombaire deux protéines dans le liquide céphalorachidien pour analyse : la protéine TAU et la béta-amyloïde. Les sujets normaux ont une certaine concentration de l’une et de l’autre, alors que les malades d’Alzheimer montrent des concentrations complètement différentes.

Pourquoi faire un diagnostic précoce ?

Plus tôt la maladie est détectée, plus tôt il est possible de mettre en place des interventions visant à ralentir voire à interrompre la progression de cette pathologie.

Aujourd’hui, ces traitements (médicaments anti-amyloïde) ne sont pas encore disponibles dans les pharmacies mais sont en cours de développement comme nous le précise Jean-Jacques Perrut.